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Vue du Havre en 1887

Hôtel Dubocage de Bléville

Vous avez dit Le Havre
Auteur : Frédéric HUGO D'ALESI
Date : 1887
Matière et Technique : Lithographie, impression sur papier
Dimensions : H. 42,7 cm ; l. 72,8 cm
N° d'inventaire : G.53.21

Vue en ballon de la ville du Havre depuis le sud jusqu'au cap de La Hève, ainsi que la Côte du Havre.

Les principaux bâtiments de la ville sont représentés : le troisième Hôtel de ville, l'église Saint-Vincent, les docks et entrepôts, le sémaphore, le boulevard Maritime en construction, le bastion de la Floride, la première caserne Eblé, les bains Frascati, la batterie de Provence, le musée-bibliothèque, le grand Théâtre, les Halles, le pavillon des Docks et la caserne des douanes.

Frédéric Alexianu, dit F. Hugo d’Alesi (1849-1906)

Peintre et graphiste publicitaire français d’origine roumaine, il réalise à la fin du XIXe siècle, un très grand nombre d’affiches touristiques pour les compagnies de chemin de fer de Paris à Orléans. 
Cette vue met en avant toute l’activité industrieuse du Havre : de nombreux bateaux à vapeur circulent dans les différents bassins et le canal de Tancarville, certains tirés par des bateaux à roues à aube, des personnes travaillent sur les quais au déchargement des marchandises. 

L’âge d’or du Havre

Ne commençant qu’à partir de 1852, le démantèlement des fortifications s’accompagne du comblement des fossés et de l’annexion des communes limitrophes d’Ingouville, du Bas-Sanvic (quartier Saint-Vincent), de la partie ouest de Graville, et de l’Eure. La partie de Graville-Leure non annexée prend le nom de Graville-Sainte-Honorine. Pour répondre aux inquiétudes des autorités militaires, de nouveaux ouvrages de défense seront construits. Sur le coteau, les forts de Tourneville et de Sainte-Adresse, deux places fortes qui avaient été préconisées en son temps par l’Empereur Napoléon 1er, et, face à l’estuaire, un fort aux Neiges et une batterie de défense sur le Perrey.

La période 1850-1914 constitue l'âge d'or du Havre ; en effet, si l'on met de côté quelques années de dépression, le commerce explose et la ville s'agrandit et s'embellit de constructions que l’on aperçoit ici : troisième Hôtel de ville, le palais de la Bourse, le palais de justice, une nouvelle gare (la seconde, construite en 1882 par l'architecte de la gare Saint-Lazare : Juste Lisch) et le musée des Beaux-arts.
Un grand axe est-ouest peut enfin traverser la ville bordée d’immeubles neufs. De nouveaux quartiers naissent, dont le très fameux « Nice Havrais » à Sainte-Adresse où les industriels installent leurs résidences d’été.

Pouvant accueillir plus d’habitants, Le Havre attire les esprits entreprenants et voit sa population doubler en moins de cinquante ans. En 1881, la ville atteint déjà 100 000 habitants, devenant la plus importante de Normandie.